Sur le plateau de Quelle Époque sur France 2, Tayc est venu défendre Joÿa, son deuxième album. Mais c’est surtout sur la définition de son registre que le chanteur marseillais a été attendu.
L’Afro love, il en parle comme d’un mouvement, pas d’un simple étiquetage. Grandi entre le R&B, la soul, le gospel et le jazz, Tayc est aussi danseur afro. C’est cette double culture musicale et corporelle qui a fini par donner un nom à ce qu’il fait depuis le début.
«Donc de rythmique africaine, de musique africaine, coupé-décalé etc. Donc je me suis dit en fait, il faut que je brande ce que je fais. Il faut que j’en fasse un mouvement et que ce ne soit pas juste un style. Et qu’à chaque fois qu’on me pose la question, je dise je fais du R&B, de l’afro machin. Voilà, c’est de l’afro love» ; a-t-il expliqué face caméra.
Ce qui est intéressant dans la démarche, c’est le mot brander. Tayc ne cherche pas à coller à une case existante il en crée une. L’Afro love devient un cadre de référence, quelque chose qui lui appartient et qui peut accueillir d’autres artistes, d’autres influences.
Dans les scènes ouest-africaines et guinéennes, cette logique est bien connue, les artistes qui durent sont souvent ceux qui ont su nommer ce qu’ils font avant que les autres le fassent à leur place.
Mohamed Cinq Sylla