Festival de Koba : Gado Soumah peint sa terre natale sur les murs de Koba Taboria

Du 29 avril au 2 mai dernier, la préfecture de Boffa accueillait la 4e édition du Festival de Koba. Parmi les temps forts de cette édition, une fresque murale réalisée à Koba Taboria par l’équipe du graffeur Mohamed Gado Soumah a retenu l’attention.

Le mur raconte Koba ses réalités, ses richesses, ses aspirations. L’éducation, l’agriculture, la pêche traditionnelle et la culture y sont représentées comme les piliers d’un territoire qui a tout pour construire son avenir sur place.

Pour Gado, le retour à Koba n’avait rien d’anodin. Natif de cette terre rouge, il avait quitté sa région pour Conakry, où il a affiné sa maîtrise du graffiti. Revenir peindre ici relevait donc d’autre chose que d’une simple commande artistique. «C’était un pèlerinage», écrit-il sur sa page Facebook.

Son message aux jeunes de Koba et de Guinée est direct : les ressources sont là, sous les pieds, et les connaissances locales valent de l’or. Pas besoin de chercher ailleurs ce qui existe déjà ici.

La fresque porte aussi une dimension intime. Gado l’a dédiée à son père, décédé et enterré à Koba, qu’il décrit comme le pilier qui l’a toujours poussé à ne pas lâcher ses pinceaux. Un hommage discret, gravé dans la peinture, au cœur du village.

Mohamed Cinq Sylla