La communauté du slam est sous le choc. L’artiste congolaise Princia Besty a été retrouvée sans vie à Brazzaville, dans des circonstances qui soulèvent une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. L’information a été confirmée par la fédération congolaise de slam sur sa page Facebook.
Slameuse reconnue pour la justesse de son verbe et l’engagement de ses textes, Princia s’était rendue à Brazzaville depuis Pointe-Noire pour une démarche administrative. Elle devait y récupérer son passeport en vue d’un voyage en France, un projet qui ne verra jamais le jour.
Pour son séjour dans la capitale, elle logeait chez son oncle, la soixantaine, vendeur d’essence connu sous le surnom de « Kadhafi ». Selon les premiers éléments qui circulent, des amis de l’oncle se seraient introduits dans le domicile où la jeune femme a été violée et tuée. Sur les réseaux sociaux, plusieurs voix pointent du doigt une possible complicité de l’oncle dans ce drame, une accusation que la mère de Princia a fermement rejetée, assurant que la nièce et son oncle entretenaient une relation de confiance.
À ce stade, ces éléments restent à confirmer par l’enquête. La fédération congolaise de slam a interpellé le procureur de la République pour que cette affaire, qui menace de rester sans suite, fasse l’objet d’une véritable instruction judiciaire.
Une disparition brutale qui prive la scène slam africaine d’une voix qui portait, avec exigence, la parole des invisibles.
Mohamed Cinq Sylla