Isabelle Kolkol Loua remporte le Prix de la « Meilleure Production Journalistique à Dakar Court 2025 »

La cinéaste et critique de cinéma guinéenne Isabelle Kolkol Loua a hissé haut les couleurs de la Guinée au Festival international du court-métrage de Dakar, plus connu sous le nom de Dakar Court, qui s’est tenu du 9 au 13 décembre 2025 dans la capitale sénégalaise.

En compétition avec des représentants venus de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, elle a remporté le Prix de la Meilleure Production Journalistique, une première pour la Guinée dans ce festival de référence. De retour à Conakry cet après-midi, Isabelle a été chaleureusement accueillie à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré par une foule venue célébrer cette victoire symbolique pour le cinéma guinéen.

Au micro des journalistes, elle n’a pas caché sa fierté :  « J’ai un sentiment de beaucoup de fierté parce qu’aller représenter un pays comme la Guinée où le cinéma traîne un peu face à des pays comme le Sénégal, comme la Côte d’Ivoire qui ont déjà un cinéma en avance et revenir avec un trophée devant tous ces gens c’est vraiment une fierté, ça veut dire que si on veut, avec le travail on peut».

Connue pour ses analyses pointues et sa passion pour le 7e art, Isabelle a également profité de l’occasion pour rappeler l’importance de la critique dans le développement du cinéma :   «La critique ce n’est pas de mal parler mais la critique c’est d’expliquer aux gens ce que le film veut dire qu’est-ce que celui qui a fait le film, qu’est-ce qu’il voulait dire. C’est le rôle de la critique et ça permet aussi à ceux qui font les films de grandir, de comprendre leurs erreurs»

Elle a aussi lancé un message fort aux acteurs du cinéma guinéen :  «Il faut accepter la critique pour pouvoir évoluer. Ce n’est pas parce que tel est ton ami ou tel n’est pas ton ami, ça n’a rien à voir avec ça. Lorsque tu travailles correctement, il n’y a aucune oeuvre n’est parfaite mais ce n’est pas un jugement mais c’est une façon d’expliquer aux gens qu’est-ce que tu pensais, quel est le contexte de ton travail.»

Et de conclure :  « C’est la critique qui donne envie aux gens d’aller voir un film».

Un message inspirant, porté par une voix qui s’impose désormais dans le paysage cinématographique ouest-africain.

Mohamed Cinq Sylla