À un mois des « 72h de Trace Africa en Guinée », la structure organisatrice CERC, en partenariat avec Trace Africa, a organisé un dîner de presse le mercredi 21 octobre à Conakry. Cette rencontre avec les médias nationaux a permis de revenir sur les préparatifs et les principales articulations de cet événement prévu les 20 et 21 novembre prochains.
Au programme, deux grands rendez-vous musicaux : le plateau féminin « Les Divas », le 20 novembre au Chapiteau By Issa, et un grand concert, le lendemain, au stade Petit Sory de Nongo. Mais au-delà des spectacles, le projet ambitionne également de contribuer à une meilleure visibilité des artistes guinéens à travers la mise en place de Trace Nimba.
Les grandes voix de la musique au rendez-vous
Pour Alice Doré, commissaire général du CERC, le plateau « Les Divas » a été conçu pour mettre en lumière les grandes voix féminines de la musique francophone.

« Nous avons créé ce concert dans l’optique de mettre en avant les voix féminines les plus remarquables. Je veux notamment citer Manamba Kanté, Roseline Layo, Josey et Mia Guissé. L’objectif est de réunir chaque année les meilleures voix féminines francophones afin de favoriser les collaborations et d’offrir un spectacle de qualité au public », a-t-elle expliqué.
Le deuxième rendez-vous est prévu le samedi 21 novembre au stade Petit Sory de Nongo. Plusieurs artistes sont annoncés, notamment Aubin Théa, Queen Rima, lauréate du Prix Découvertes RFI 2025, Jupiter Davibe, Thiird et Didi B.
Cette programmation entend réunir différentes figures de la scène musicale guinéenne et africaine autour d’un grand concert.
Trace Nimba pour promouvoir les talents guinéens
Au-delà de l’aspect événementiel, les « 72h de Trace Africa en Guinée » portent également un projet de développement audiovisuel avec la mise en place annoncée de Trace Nimba, une chaîne destinée à promouvoir les artistes et la culture guinéenne.
À l’image d’autres déclinaisons du réseau Trace sur le continent africain, cette initiative vise à offrir davantage de visibilité aux talents locaux et à faciliter leur rayonnement au-delà des frontières nationales.
Alice Doré a notamment insisté sur le potentiel des artistes guinéens, dont certains parviennent à mobiliser un large public sans bénéficier d’une exposition suffisante à l’échelle internationale.
« Il y a tellement de jeunes talents dans ce pays qui remplissent des stades, mais qui restent encore méconnus à l’échelle africaine. Nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas rester en marge alors que nous avons la possibilité de nous appuyer sur un média de grande envergure comme Trace, présent dans de nombreux pays », a-t-elle souligné.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent contribuer à une meilleure exposition de la musique guinéenne et permettre aux artistes locaux de toucher de nouveaux publics.
Les 20 et 21 novembre prochains, les « 72h de Trace Africa en Guinée » ambitionnent ainsi de conjuguer spectacles musicaux et promotion de la culture guinéenne.
Mohamed Cinq Sylla