À Trèbes, dans l’Aude, une vingtaine d’élèves apprennent à faire de la musique avec rien d’autre que leur bouche. Pas de prod, pas d’instru juste le souffle, la gorge et le timing.
C’est dans la salle de musique du collège Gaston-Bonheur que ça se passe. L’atelier beatbox tourne à plein régime, porté par Djeson Morier, assistant d’éducation et praticien confirmé de la discipline.
Les gamins maîtrisent les bases : kicks, snares, hi-hats vocaux tout le lexique rythmique reproduit à la bouche, sans artifice.
Le succès est tel que Morier envisage de doubler les créneaux l’an prochain. Quand les jeunes s’approprient une forme d’expression urbaine née dans les rues de New York dans les années 80, et qu’on la pose dans un collège du sud de la France, quelque chose de réel se passe.
Le beatbox n’est pas une activité récréative de plus. C’est une discipline à part entière, avec sa technique, sa culture, ses codes. Et visiblement, dans l’Aude, elle a trouvé sa salle de classe.
Mohamed Cinq Sylla