Le Centre Culturel Franco-Guinéen a accueilli ce jeudi le lancement officiel des « 72h des Mobilités» entre la Guinée et la France, un événement rassemblant diplomates, responsables institutionnels, entrepreneurs, étudiants et artistes autour d’une question au cœur des relations bilatérales.
L’initiative porte une ambition claire, élargir la conversation bien au-delà du débat classique sur les visas et les migrations. Pour Luc Briard, ambassadeur de France en Guinée et en Sierra-Leone, il s’agissait avant tout de «défantasmer» les mobilités.
«Nous avons voulu organiser, avec l’ensemble de l’équipe France, Expertise France, le Centre Culturel Franco-Guinéen, l’Institut Français, Campus France, trois jours de débats autour des types de mobilités. Ce que nous voulons, avec les autorités guinéennes, c’est promouvoir les mobilités régulières. Celles qui partent avec des visas, celles qui partent avec des actes qui leur permettent une entrée régulière sur l’espace français. Et nous voulons collectivement éviter ces drames des routes migratoires.»
L’ambassadeur a également précisé les profils ciblés en priorité par la France dans le cadre de ces mobilités régulières : «Les étudiants, les entrepreneurs, les artistes. Bref, ceux qui font la relation bilatérale au quotidien.»
Du côté guinéen, Mamadou Saïtiou Barry, Directeur Général des Guinéens Établis à l’Étranger, a salué un cadre de dialogue qu’il juge désormais incontournable dans les politiques publiques contemporaines. Pour lui, la mobilité constitue «un levier essentiel de développement économique, culturel, scientifique et technologique», ajoutant qu’elle «favorise les échanges entre les peuples, stimule l’innovation et contribue à bâtir des sociétés plus ouvertes et plus résilientes.»
Plusieurs tables rondes jalonnent ces trois jours, portant notamment sur les mobilités légales, la lutte contre la fraude documentaire, l’accompagnement au bon départ et la mobilisation de la diaspora guinéenne pour des projets de développement.
Les travaux se poursuivent ce vendredi et samedi. En clôture, un concert gratuit est prévu ce samedi à 18h au CCFG, avec des artistes tels que : Dioumessy, Wandjan Dimedi, Sheba Queen et Opinel.
Mohamed Cinq Sylla