Gala African Royalty : La Fondation Diaka Camara signe une deuxième édition réussie

La deuxième édition du Gala African Royalty se déroule du 5 au 8 novembre 2026 à Conakry, à l’initiative de la Fondation Diaka Camara. Placée sous le thème « L’Afrique en héritage – Jeunesse, Culture & Sport », cette édition mobilise plusieurs personnalités nationales et internationales autour des questions d’éducation, de culture, de sport et d’émancipation des femmes.

Parmi les temps forts de cette édition, le dîner de gala s’est tenu ce samedi 7 novembre à l’hôtel Palm Camayenne. Cet événement de prestige vise à mobiliser des fonds en faveur de la construction d’écoles et de bibliothèques, de la scolarisation des jeunes filles ainsi que de la lutte contre les violences basées sur le genre.

La cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement guinéen, des ambassadeurs, des personnalités publiques ainsi que des figures du cinéma, du sport, de la mode et du monde des affaires venues de différents horizons.

La soirée a été marquée par une série de discours, des ventes aux enchères et des prestations artistiques, autour des causes défendues par la Fondation Diaka Camara.

Angélique Angarni-Filopon plaide pour la protection et l’émancipation des femmes

Marraine de cette deuxième édition, Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025, a rappelé la portée de son engagement en faveur des femmes et des enfants.

« Pour moi, cet engagement est une responsabilité. C’est la responsabilité de porter les voix et de contribuer à faire avancer des causes essentielles », a-t-elle déclaré.

Insistant sur la nécessité de renforcer la protection et l’accompagnement des femmes, elle a souligné que celles-ci ne devraient pas avoir à se battre seules pour faire valoir leurs droits.

« Nous, les femmes, nous ne devons pas avoir à espérer tout le temps. Nous avons aussi le droit d’être accompagnées, protégées, épaulées et surtout respectées. C’est précisément le sens de l’engagement de la Fondation Diaka Camara », a-t-elle affirmé.

Pour la Miss France 2025, la scolarisation des jeunes filles, l’octroi de bourses et la construction de bibliothèques représentent autant d’opportunités pour leur permettre de poursuivre leurs rêves et de construire leur avenir.

Moussa Moïse Sylla inscrit le gala dans la vision Simandou 2040

Parrain de cette deuxième édition, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a également pris part à la cérémonie. Dans son discours, il a mis en avant la portée du thème de cette édition, estimant que l’héritage africain constitue avant tout une responsabilité à transmettre aux générations futures.

« L’Afrique en héritage, un héritage, mais pas un objet que l’on garde sous verre. C’est une responsabilité que l’on reçoit, que l’on fait fructifier, puis que l’on transmet. C’est exactement ce que fait la Fondation Diaka Camara. Une bibliothèque scolaire après l’autre, un enfant après l’autre », a-t-il déclaré.

Le ministre a ensuite expliqué les raisons de son engagement aux côtés de la fondation, qu’il considère en phase avec les ambitions du programme Simandou 2040, porté par le président Mamadi Doumbouya.

« J’ai donc accepté avec fierté de parrainer cette deuxième édition et je tiens à saluer, au nom du gouvernement, le travail patient et sincère accompli par l’équipe de Diaka Camara », a-t-il indiqué, avant d’inviter le public à applaudir la fondatrice.

Poursuivant son intervention, Moussa Moïse Sylla a insisté sur la place centrale de l’éducation et de la culture dans le développement du pays.

« Parmi ces piliers, l’éducation et la culture occupent une place que nous n’avons plus le droit de négliger. Une nation qui lit, une nation qui crée, qui connaît son histoire est une nation qui se tient debout. Les mines nous donneront des ressources, mais c’est l’éducation et la culture qui nous donneront un destin. Le fer de Simandou doit aussi servir à forger des consciences. Et c’est aussi cela le capital humain que défend le programme Simandou 2040 », a-t-il affirmé.

Le ministre a également lancé un appel à la générosité des participants, rappelant que chaque contribution permettra de soutenir des projets éducatifs et sociaux concrets.

« Ce soir, chaque enchère, chaque geste de générosité aura une adresse précise : une salle de classe, un rayon de bibliothèque, un enfant qui apprendra à lire. Je vous invite donc à donner avec le cœur et à repartir avec la conviction que la Guinée est une terre d’avenir », a-t-il ajouté.

À l’endroit de l’acteur américain Terrence Howard, invité d’honneur de cette édition, Moussa Moïse Sylla a formulé le souhait de le voir revenir en Guinée pour partager son expérience avec la jeunesse.

Diaka Camara se réjouit d’une deuxième édition réussie

Au terme de cette soirée, la présidente de la Fondation Diaka Camara, Diaka Camara, s’est félicitée de la mobilisation autour de cette deuxième édition du Gala African Royalty.

« C’est une deuxième édition réussie qui s’est déroulée sur plusieurs jours. Aujourd’hui, on a vu toute la mobilisation du gouvernement, le soutien institutionnel derrière ce gala, et c’est ce qui a fait sa réussite. Je remercie toutes les personnes qui se sont mobilisées », a-t-elle déclaré.

La fondatrice a également annoncé que les 400 places disponibles avaient toutes été vendues, permettant ainsi de mobiliser des fonds destinés aux différents projets de la fondation.

« On a quand même fait un sold-out, on a vendu 400 places. Ça veut dire que ce sont des fonds qui sont levés et qui iront à la construction de nos bibliothèques, à la scolarisation de nos filles et à la lutte contre les violences basées sur le genre », a-t-elle expliqué.

Diaka Camara a par ailleurs exprimé sa satisfaction quant à la présence des invités internationaux, notamment l’acteur américain Terrence Howard et son épouse, ainsi que la marraine de cette édition, Angélique Angarni-Filopon.

Interrogée sur les perspectives après cette deuxième édition, la fondatrice a été claire sur la continuité de son engagement.

« La suite est simple. On continue le travail, il reste beaucoup à faire », a-t-elle conclu.

Des ventes aux enchères pour soutenir les projets de la fondation

En plus de la vente des billets, la soirée a également été marquée par des ventes aux enchères, organisées dans le cadre de la mobilisation des ressources en faveur des initiatives de la Fondation Diaka Camara.

Ces enchères, auxquelles les invités ont été appelés à participer, s’inscrivent dans la dynamique de collecte de fonds destinée à financer la construction de bibliothèques, la scolarisation des jeunes filles et la lutte contre les violences basées sur le genre.

Caroline Badeka Mambuu, les Ballets Africains et Toofan au rendez-vous

La soirée de gala a également été marquée par plusieurs prestations artistiques. La violoniste professionnelle Caroline Badeka Mambuu, également connue sous le nom de Caroline Badeka et basée en France, a apporté une touche musicale particulière à cette cérémonie.

Les Ballets Africains de Guinée ont, de leur côté, contribué à valoriser le patrimoine culturel guinéen à travers leurs prestations, tandis que le groupe togolais Toofan a assuré une ambiance festive devant les invités.

D’autres formations artistiques ont également participé à cette soirée, qui a mêlé célébration culturelle, divertissement et engagement en faveur de l’éducation et de la jeunesse.

Cette deuxième édition du Gala African Royalty confirme ainsi la volonté de la Fondation Diaka Camara de faire de l’éducation, de la culture, du sport et de l’émancipation des femmes des leviers essentiels du développement.

Alors que les activités se poursuivent jusqu’au 8 novembre, les fonds mobilisés au cours de cette soirée devront contribuer à concrétiser les ambitions affichées par la fondation en faveur de la jeunesse guinéenne.

Mohamed Cinq Sylla