Dans le cadre de la deuxième édition de son gala « African Golden Royalty », prévue du 5 au 8 novembre 2026 à Conakry, la Fondation Diaka Camara a animé une conférence de presse ce jeudi 5 novembre à l’hôtel Palm Camayenne. Placée sous le thème « L’Afrique en héritage – Jeunesse, Culture & Sport », cette rencontre a réuni plusieurs personnalités venues de différents horizons autour des enjeux liés à l’avenir de la jeunesse africaine, à la culture et au développement du continent.
Interrogée sur le choix de cette thématique et sur l’héritage qu’elle souhaite léguer à la jeunesse guinéenne, Diaka Camara a placé l’éducation au cœur de son engagement.

« Pour moi, c’est l’éducation. Aujourd’hui, la Guinée gère l’un des plus grands projets miniers au monde, Simandou, avec tout un programme de développement dessiné autour. Mais si le capital humain n’est pas formé et n’a pas accès à l’éducation et à la formation, qu’est-ce que cela signifie ? Cela veut dire que tous ces emplois et ces opportunités seront confiés à d’autres personnes », a-t-elle expliqué.
Pour la présidene de la fondation, l’éducation constitue un pilier incontournable du développement. Elle invite ainsi chacun à s’interroger sur l’héritage qu’il souhaite transmettre aux générations futures.
« Chacun de vous doit se demander quel héritage il veut léguer. Pour ma part, c’est l’éducation, parce qu’il n’y a pas de développement sans éducation », a-t-elle affirmé.
Abordant le lien entre jeunesse, culture et sport, Diaka Camara a souligné la complémentarité de ces trois domaines, qui contribuent à l’épanouissement des jeunes et à leur réussite.
« Aujourd’hui, nous avons des boxeurs, des acteurs, des reines de beauté et des stars de la télévision qui viennent tous du monde culturel. Ce sont des jeunes qui ont entrepris dans leurs domaines respectifs. La culture se rattache également au sport », a-t-elle souligné.
Elle a également insisté sur le rôle éducatif du sport, qui transmet des valeurs essentielles telles que la discipline, le respect et la rigueur. À titre d’exemple, elle a évoqué la mentalité de Kobe Bryant, connue sous le nom de « Mamba Mentality », comme une illustration de l’influence du sport sur les comportements et les ambitions.
« Lorsqu’on parle d’éducation, on ne parle pas seulement de ce qui se passe dans les salles de classe. On parle aussi du sport comme un outil d’enseignement. Le sport apprend la discipline, le respect et la rigueur », a-t-elle rappelé.
Justifiant davantage le choix du thème, Diaka Camara a rappelé que l’Afrique est le continent le plus jeune au monde, faisant de la jeunesse un enjeu central pour son avenir.
Terrence Howard veut contribuer à l’éveil de la jeunesse africaine
Invité d’honneur du dîner Gala de cette année, l’acteur afro-américain Terrence Howard, mondialement connu pour son rôle de Lucious Lyon dans la série « Empire », a également partagé sa vision de l’avenir du continent africain.
Dans son intervention, il a appelé les Africains à prendre conscience de leur potentiel et à ne plus dépendre des modèles imposés par l’économie internationale.

« Je suis venu ici pour encourager les jeunes, les personnes de mon âge et les anciens à se rappeler qu’il faut arrêter de soutenir les déchets qu’offre l’économie internationale, afin de sortir de cet escalier de l’économie mondiale qui refuse de nous donner ce dont nous avons besoin. Mon objectif est d’allumer le feu qui existe en nous tous », a-t-il déclaré.
Convaincu que l’Afrique représente une source fondamentale de créativité et d’innovation, l’acteur a exprimé sa volonté de contribuer concrètement au développement du continent, notamment à travers l’éducation.
« Nous sommes le lieu de naissance de toutes les créations. Tout le monde a une place dans notre histoire et nous devons le rappeler. Si nous pouvons construire des écoles et des bibliothèques, en particulier pour les jeunes femmes qui ont été écartées depuis longtemps, alors je le ferai », a-t-il affirmé.
Terrence Howard a également manifesté son ambition de mettre sa technologie et ses ressources au service de l’Afrique, tout en encourageant les initiatives destinées à améliorer les conditions de vie des populations.
« Je veux offrir ma technologie à ce continent, ainsi que mes encouragements. Tous les fonds que j’ai ou que je peux générer pour contribuer à son amélioration, c’est ce que je suis venu faire. Je suis très reconnaissant de votre invitation et de m’avoir permis de participer à ce mouvement », a-t-il conclu.
Le FODAC réaffirme son accompagnement
Présent à cette rencontre, Malick Kébé, directeur général du Fonds de développement des arts et de la culture (FODAC), a salué les efforts consentis par Diaka Camara pour la réussite de cette initiative.
Il a également réaffirmé la volonté de sa direction d’accompagner la Fondation Diaka Camara dans ses différentes activités, témoignant ainsi de l’importance accordée aux initiatives qui contribuent à la promotion de la culture et au développement de la jeunesse guinéenne.
Cette deuxième édition d’« African Golden Royalty » entend ainsi mettre en lumière le rôle de l’éducation, de la culture et du sport dans la construction d’un héritage durable pour les générations futures.
Mohamed Cinq Sylla