L’affaire qui oppose le rappeur Maitre Art Man à l’influenceuse Mariama Ciré Kaba a connu un nouveau rebondissement ce mardi 23 juin devant le Tribunal de première instance de Kankan. Poursuivi pour diffamation à la suite de la sortie de son titre « Quartier la Grande », l’artiste a profité de son passage à la barre pour défendre son œuvre et réfuter les accusations portées contre lui.
Face au juge, le jeune rappeur a soutenu que son morceau n’avait jamais été conçu pour cibler une personne en particulier. Selon lui, la chanson traite avant tout d’un phénomène social observé dans son environnement.
« J’ai sorti ce morceau pour dénoncer certaines réalités de la société. Je n’ai cité aucun nom et je ne visais personne », a-t-il déclaré devant la juridiction.
Depuis plusieurs semaines, « Quartier la Grande » alimente les débats sur les réseaux sociaux. Certains internautes y voient des allusions directes à Mariama Ciré Kaba, une interprétation que l’artiste rejette catégoriquement.
Revenant sur les passages contestés du titre, Maitre Art Man affirme que les rapprochements effectués par la plaignante relèvent d’une lecture personnelle du texte.
« Elle estime que certains passages parlent d’elle, mais ce n’est pas mon interprétation. Chacun est libre de comprendre une œuvre à sa manière », a-t-il laissé entendre.
Le rappeur a également révélé que plusieurs tentatives de règlement à l’amiable avaient été engagées avant l’ouverture du procès. Des notables et responsables locaux auraient cherché à rapprocher les deux parties afin d’éviter une bataille judiciaire.
Selon ses explications, il avait accepté de présenter des excuses à l’influenceuse dans un esprit d’apaisement, sans pour autant reconnaître les faits qui lui sont reprochés.
« J’ai accepté de demander pardon si elle s’est sentie offensée, mais je maintiens que mon morceau ne la vise pas », a insisté l’artiste.
Alors que l’affaire continue de passionner l’opinion publique à Kankan et au-delà, les regards restent désormais tournés vers la suite de la procédure, qui devra déterminer si les paroles incriminées constituent effectivement une atteinte à l’honneur de la plaignante ou relèvent de la liberté d’expression artistique.
Mohamed Cinq Sylla