« Guinée Old School » : les anciens du rap guinéen sortent de l’ombre et présentent leur projet à Baidy Aribot

Les figures de la vieille école du hip-hop guinéen poursuivent leur tournée de mobilisation autour du projet « Guinée Old School ». Après un premier échange avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, Cellou Baldé, le collectif a été reçu par Baidy Aribot, une personnalité reconnue pour son soutien aux initiatives culturelles et artistiques. Cette initiative est portée et organisée par les labels Jah Foul Record et Marci Prestation, en partenariat avec Optimist du Sénégal.

Au cœur de cette rencontre, un objectif clair : présenter le projet et recueillir des conseils, mais aussi obtenir un accompagnement pour sa mise en œuvre. Mariama Ciré Barry, gérante de Marci Prestation a insisté sur l’importance de cette démarche : « Nous sommes venus rencontrer M. Aribot parce que tout le monde connaît son implication auprès des artistes et des jeunes. Un projet de cette envergure ne peut pas se faire sans accompagnement. Il était donc important de le consulter et d’écouter ses orientations. »

Le projet Guinée Old School vise, dans un premier temps, à réunir les pionniers de la musique urbaine guinéenne autour d’une initiative commune. Une manière de célébrer une génération qui a marqué les débuts du hip-hop dans le pays. Parmi les noms cités : Bill de Sam, Kill Point, Raisonnable Djely, Degg J Force 3, Methodik, Alkebulan

À terme, les initiateurs n’excluent pas d’ouvrir le projet à des artistes de la sous-région, mais l’accent reste pour l’instant mis sur les acteurs locaux qui ont posé les bases du mouvement.

De son côté, Baidy Aribot a salué une initiative qu’il juge essentielle pour la mémoire culturelle du pays. Selon lui, cette génération a joué un rôle majeur dans la construction de l’identité urbaine en Guinée : « Ce sont des artistes qui ont bercé toute une époque et inspiré des générations. Aujourd’hui, remettre en lumière leur parcours et leur contribution est une excellente chose pour la culture guinéenne. »

L’ancien ministre est même allé plus loin en suggérant d’inscrire Guinée Old School dans un cadre institutionnel fort. Il propose notamment d’intégrer l’événement aux festivités de la semaine de l’indépendance, afin de lui donner une dimension nationale.

Avec cette série de rencontres, les anciens du hip-hop guinéen affichent clairement leurs ambitions : fédérer, transmettre et surtout rappeler que la culture urbaine du pays s’est construite sur des bases solides, portées par une génération qui continue d’inspirer.

Mohamed Cinq Sylla