L’image a tourné en boucle sur les réseaux. Aperçu récemment lors du concert de Wandjan Dimedi, King Salamon n’avait plus le même visage. Amaigri, visiblement diminué, le membre de Banlieuz’Art a choqué plus d’un internaute. Depuis, les messages de soutien s’enchaînent, mais aussi les interrogations.
Dans une sortie accordée à Reflet Guinée, l’artiste a levé le voile sur ce qu’il traverse. Il parle d’un diabète qui le ronge, une maladie présente dans sa famille et qui a déjà emporté des proches. Un héritage lourd qu’il porte aujourd’hui, avec toutes ses conséquences.
À l’entendre, la situation est loin d’être anodine. Le binôme de Marcus évoque un corps à bout, une énergie qui s’effrite, et un quotidien devenu éprouvant. Derrière les mots, on sent un artiste affaibli, mais lucide sur la gravité de son état.
Côté prise en charge, King Salamon parle de promesses reçues, notamment pour une éventuelle évacuation sanitaire. Mais jusque-là, rien de concret. Une attente qui contraste avec l’urgence qu’il décrit.
Et puis il y a cette phrase, brutale, sans filtre, qui résume tout son ras-le-bol : « je suis malade et souffrant. Je n’ai besoin de personne pour venir chez moi après ma mort ramener une vache…c’est maintenant ou jamais. »
Au-delà de l’émotion, son cas remet une question sur la table : qu’en est-il réellement de la couverture sanitaire des artistes affiliés au BGDA ?
Mohamed Cinq Sylla